Accord de partenariat entre le Jardin Botanique des Cayes et celui de Naples en Floride

Un accord de partenariat a été signé le jeudi 18 février dernier en Floride entre le Jardin botanique des Cayes et celui de Naples. Il s’agit pour les deux partenaires de renforcer par des efforts communs le travail de protection de la flore dans la région de la Caraïbe, en Haïti notamment.


Plusieurs chercheurs, botanistes, professeurs d’université et cadres des deux institutions ont assisté à la signature de cet accord. Des discours tenus par les responsables des deux institutions ont défini avec force détails les objectifs fixés et les résultats attendus. Un Attalea crassispatha qui est une plante endémique exclusivement à Haïti a été mis en terre par les partenaires comme symbole de l’accord.


C’était l’occasion pour les responsables du JBC de visiter différents projets et actions en cours tels que:

  1. Le jardin caribéen, un espace au Jardin botanique de Naples réservé uniquement aux plantes de la flore de la Caraïbe,

  2. Le projet de réaménagement paysager de la ville par la Maire de Naples,

  3. Une plage à restaurer,

  4. Un espace pour pépinières sur huit hectares de terre contenant une serre établie sur deux hectares destinés à la production des plantes natives et endémiques de la Caraïbe.

Selon Madame Donna McGinnis, Président &CEO de Naples Botanical Garden, la Floride est le seul État des États-Unis possédant le même climat, le même environnement et le même écosystème que la Caraïbe.

Ce sera une occasion pour faire des recherches ensemble, d’apprendre sur notre culture et de partager avec ses visiteurs ce qu’on a dans notre jardin, à en croire ses propos.


Pour Monsieur Chad Washburn, directeur de recherche à Naples Botanical Garden, travailler ensemble pour protéger les plantes et la biodiversité de notre région est le point culminant de cet agrément.


Le directeur de recherche du Jardin botanique des Cayes, William Cinéa, croit, lui, qu’il s’agit là d’un moyen de transfert de compétences, de développement d’un plan de recherche, d’éducation, de conservation et de valorisation de la biodiversité.


Madame Natacha Beauséjour Marion, responsable des relations internationales du JBC, a fait savoir quant à elle que c’est un bon début pour Haïti. Car, avoir d’autres structures de conservations pour échanger des informations et des données sur la biodiversité accélèrera nos travaux de recherche et d’éducation. Pour ainsi dire, cet accord sortira avec un plan d’action basant sur l’éducation, la conservation, la restauration et la sylviculture urbaine.


Nous devons cependant rappeler que depuis 2016 les deux institutions collaboraient déjà de façon informelle. Aussi leur plus récente activité avant cet accord a-t-elle été le lancement du projet : “la flore haïtienne en ligne” sur la plateforme iNaturalist https://www.inaturalist.org/projects/la-flore-haitienne-en-ligne. Elles ont également réalisé des expéditions de recherches et de collections de semences.


Haïti est le deuxième pays de la Caraïbe le plus riche en biodiversité. Donc, on ne peut parler de résilience environnementale dans la Caraïbe sans penser à elle. Avec plus de cinq mille plantes endémiques et natives, elle peut être un modèle de référence pour le crédit carbone et un fournisseur potentiel de semences pour les projets de résilience dans cette région qui est déjà très vulnérable, vu sa position au milieu de la mer.


D’autant qu’elle n’a pas de grandes industries pouvant nuire, à l’instar des puissances économiques, à la biodiversité. En fin de compte, pour des propositions mondiales basées sur la nature, Haïti est un coin qu’il ne faut pas mettre à part.


Beaucoup d’institutions désirent proposer des moyens pour assurer la résilience face aux changements climatiques. La plupart d’entre elles cherchent, plus précisément, à trouver des solutions fondées sur la nature. Cependant, aucune ne peut résoudre à elle seule le problème.


En effet, les partenariats, les conventions, les accords, les mémorandums, etc., sont des éléments essentiels pour proposer des solutions durables. C’est dans ce contexte que le Jardin botanique des Cayes a signé cet accord de partenariat avec le Jardin Botanique de Naples en Floride en vue d’un ensemble de solutions fondées sur la nature.


Cet accord de partenariat sera bénéfique d’abord, pour Haïti qui jouira de l’expertise des autres pays déjà très avancés sur le point environnemental, ensuite, pour le Jardin Botanique de Naples qui aura des représentants dans la Caraïbe, plus précisément en Haïti en vue des actions d’éducation et de recherche, puis, le Jardin Botanique des Cayes qui travaille depuis de nombreuses années dans la recherche des plantes natives et endémiques d’Haïti pour la conservation et la valorisation de la flore haïtienne, s’il faut croire monsieur Cinéa.


En effet, le Jardin botanique des Cayes présente ses gratitudes à toute l’équipe dynamique de Naples Botanical Garden pour le chaleureux accueil et le partage de connaissances, également aux planificateurs de l’événement pour l’organisation en grandeur de cette importante cérémonie plus précisément, Mrs Donna McGinnis, M. Chad Washburn et Mrs Esther Chiddister.



Le Jardin botanique des Cayes, connaissant la valeur du travail en équipe, se donne pour mission de développer des partenariats nationaux et internationaux. Il ouvre ses portes à toutes institutions travaillant dans la résilience environnementale, de développer des projets et des événements ensemble pour la conservation de la biodiversité haïtienne et caribéenne. C’est en tout cas ce qu’a fait savoir le directeur de recherche du JBC, William Cinéa qui lance l’invitation à tous ceux qui souhaitent s’impliquer dans des projets avec eux. https://www.jardinbotaniquecayeshaiti.org/partenariat.

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